Vous avez un texte à nous proposer mais il est trop long ? N’hésitez pas à le "découper" nous le publierons sous la forme d’un feuilleton...
Un jardin de la France en béton armé (4ème partie)
« Tout doit disparaître un jour ... » La victoire n’a pas été totale. Contrairement à ce qui s’est passé dans la classe politique unifiée, l’abattage des platanes n’a pas fait l’unanimité dans la population... Des habitants « attardés » restent encore à convaincre et des associations de « réfractaires » semblent avoir gâché la « fête ». La rénovation, « Requalification » du boulevard a laissé dans l’incompréhension une partie de la population ... Le service en charge du « Dossier » communication de la ville n’a pas été à la (...)
Un jardin de la France en béton armé (3ème partie)
« On replantera des arbres ! » « Ils replanteront des arbres ! » L’Arme de propagande fatale pour abattre les grands arbres et le faire sans mauvaise conscience, tient en une seule petite phrase : « on replantera des arbres ! ». La phrase est d’une efficacité redoutable, elle forclos dans l’instant toute possibilité de discussion et permet dans le même temps, d’apaiser les consciences dans la population. Cette formule assure en un seul temps une reconnaissance de fait de la faute et en sorte une (...)
Un jardin de la France en béton armé (2ème partie)
Les sirènes de la guerre ont retenti dans la ville
L’année avait bien commencé, avec un véritable hiver généreux. Les premiers jours de janvier, la neige était tombée, abondante. Épaisse et persistante, elle avait réussi à recouvrir et atténuer la laideur ordinaire de la ville usine et à ralentir son absurdité routinière. Dans le silence d’un dimanche encore non travaillé, le marcheur pouvait redécouvrir la douceur, la « crépitation neigeuse » de ses pas, Puis soudain le décor a changé avec l’arrivée des machines. Le boulevard (...)
Un jardin de la France en béton armé (1ère partie)
Pourquoi les arbres tombent dans la ville de Tours ? Encore des arbres abattus dans la ville de Tours ! Pourquoi, en un site classé au patrimoine mondial de l’humanité, les grands arbres tombent-ils encore et toujours ? La question de l’abattage des grands arbres dans les villes apparaît sur la place publique sous la forme de simples problèmes techniques, phytosanitaires ou sécuritaires. C’est ainsi que les « autorités administratives » présentent les choses auprès de leurs « administrés ». Problèmes (...)
Des techniques industrielles aux techniques conviviales
A ce stade de la réflexion, on peut se demander si les techniques industrielles n’ont jamais produit autre chose que de la dépendance et de l’irresponsabilité à grande échelle. Certes, un théoricien tel qu’Ivan Illich nous a présenté l’idée qu’il existait une sorte d’optimum, où les activités industrielles (hétéronomes) se combinaient harmonieusement avec des activités présentées comme plus sympathiques (autonomes). Il existerait ainsi selon Illich un seuil de contre-productivité à ne pas franchir, au-delà duquel des effets (...)
« Le meilleur des systèmes »... Quels sont les présupposés culturels de l’industrialisation ? (2)
Deuxième présupposé : « L’efficacité elle-même est neutre. Il serait bien bête d’être inefficace, de gaspiller du temps de travail, une fois que l’on s’est fixé un but »
Un « but » ne se décrète pas à partir de rien, mais notamment en fonction des outils immédiatement disponibles, des savoir-faire les concernant et des façons socialement partagées de concevoir ce qu’est l’efficacité.
Prenons l’exemple d’une entreprise distribuant et vendant de l’électricité. Le but de son service marketing est de planifier à l’avance les (...)
« Le meilleur des systèmes »... Quels sont les présupposés culturels de l’industrialisation ?
Suivre les « experts » que sont notamment les consultants nous a montré comment la trajectoire technologique de l’industrialisation se construit, mais n’explique pas que nous soyons si nombreux à la suivre, plus ou mois passivement. Si cette trajectoire ne rencontre pas d’opposition, c’est que des présupposés sont largement partagés concernant l’industrie, bien au delà du seul cercle des experts.
Premier présupposé : « L’industrie est ce qui permet au plus grand nombre d’avoir accès aux produits courants » (...)
Qu’est-ce que l’industrie ? Qui industrialise aujourd’hui, encore et encore ?
Le caractère principal de l’industrie, que l’on retient ici, est la vitesse. Une façon de produire devient industrielle quand elle devient plus rapide. « Industrialiser un processus » c’est faire exécuter plus vite le processus en question. On parle aussi de productivité, ce qui encore une autre façon d’insister le temps passer à exécuter une tâche ou un travail.
Cela ne concerne pas seulement le secteur dit « industriel », que l’on appelle aussi « secondaire, expression qui suppose d’ailleurs l’existence (...)
Pourquoi critiquer les techniques ? Que veut dire « critiquer » ?
Présentation du feuilleton « Sortir de l’industrie ».
Malgré les exemples qui jalonnent le propos, le contenu de cette série « Sortir de l’industrie » est relativement théorique. J’ai éprouvé le besoin d’éclaircir les motivations des luttes anti-industrielles à destination d’un public a priori indifférent à cette cause. Il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste de la philosophie, de l’histoire ou de la sociologie des techniques pour comprendre le propos. L’objectif est de rendre accessibles les rudiments de pensée (...)
Cette série d’entrevue fait suite à une première expérience lors de la marche 2005.
Sarah, marcheuse
Laëtitia, organisatrice
Benoît, marcheur
David, patron de café
Processus de récolte Les entrevues ont été réalisées par les marcheurs et marcheuses, qui s’improvisent "journalistes libres". Chacun mène l’entretien comme il le souhaite. Il est souhaitable de relire ses notes à la personne interrogée, pour valider le contenu, et vérifier s’il n’y a pas de "trous" ou d’incompréhension. Prendre aussi le temps de noter ses (...)
Cette entrevue fictive avec moi-même a eu lieu un jour après notre retour, soit : lundi 24 juillet, à midi. Elle me permet de développer ce qui m’est personnel, pour faire la part des choses avec les aspects collectifs, et pour ne pas alourdir la chronique quotidienne.
Sommaire
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Qu’est ce qui t’a motivé à venir faire un bout de la marche pour la décroissance ?
A quoi ça sert de venir marcher comme ça "pour la décroissance" ?
Comment as-tu ressenti la marche ?
Comment (...)
Première journée de "l’après marche". Derniers au-revoir. De retour dans "nos foyers". Accueillis en héros.
Dimanche 23 juillet 7h. Ma montre-réveil n’a pas sonné, mais l’instinct fait que je me suis réveillé naturellement. 7h35. Départ avec Philippe, Tom et Théophile. Notre train est à 8h40. C’est l’heure des "au revoir" avec François, Cécile, le groupe des "métalleux" (Cédric, Clément, Anaïs et Jean-Sébastien), Romanie, Marc, Charlotte, Julien, Bruno... Aristide est parti hier sans que je m’en aperçoive, comme un magicien.
Le (...)
La pluie et l’attente. Un petit bout de route jusqu’à Fourmies. Le kiosque à musique. Faible rencontre. Dislocation. Première soirée de l’après-marche.
Samedi 22 juillet Nous sommes prêts à 8h. La pluie commence à tomber : une pluie d’orage. Nous attendons dans la grange : certains préparent notre arrivée en chanson, d’autres s’effondrent discrètement sur la scène pour y trouver un sommeil réparateur. Cécile anime un atelier "organisation de marche" : elle explique en quoi a consisté l’organisation de cette marche, et (...)
"Nouveau départ". Interview de David, le patron du café. Ateliers "Non-violence", "Collecte d’utopie", "Colporteurs de la décroissance", "Théâtre-forum".
Une nouvelle fête dans une autre grange.
Vendredi 21 juillet Nous sommes réveillés à 7h par les vaches qui meuglent dans le pré à côté, et les ânes qui broutent autour de notre tente. Une journée de repos, mais sans pouvoir faire de grasse matinée.
Petit déjeuner : reine-des-prés, pain collectif, confitures individuelles offertes...
Martin propose un atelier en grand (...)
Déjeuner dans une ferme bio. Arrivée à Féron. Joël et sa machine magique. Atelier "Artisanat". Soirée calme.
Jeudi 20 juillet Petit déjeuner dans la grange. Départ plus tard que prévu. La fête d’hier soir nous a désorganisé, et nous prenons du temps pour ranger la grange et nettoyer les différents lieux que nous avons utilisé. Le soleil réapparaît et recommence à chauffer. Au bout d’une heure de petite route goudronnée, nous trouvons enfin un chemin ombragé, avec de profondes ornières. Une longue halte dans un village : nous (...)
Journée de "repos" : plein d’ateliers ! Une rencontre informelle avec les gens de la région. L’orage et la débandade. Une grande fête dans la grange.
Mercredi 19 juillet C’est une journée de "repos", c’est-à-dire qu’on ne marche pas, mais on ne se repose pas pour autant : ce temps libre va nous permettre de développer de nombreux ateliers pendant toute la journée.
Le programme est chargé, un peu irréaliste : certains ateliers seront annulés par manque de temps. Par paresse, et parce que je m’en doute un peu, (...)
Avesnes sur Helpes. Une biocoop. Le parc. Atelier "Commerce équitable". Un ébéniste. Tout confort chez Jean-Pierre et Chantal. Cercle et repas dans le noir. Atelier "Collecte d’utopie".
Mardi 18 juillet Nous avons placé nos tentes volontairement à l’écart du groupe. Il faut à nouveau enjamber les chardons fauchés. Au petit déjeuner : thé et reine-des-prés fraîche cueillie de la veille : c’est très parfumé et délicat.
Départ 8h30. Les chemins sont vallonés, ça grimpe un peu parfois. J’entame une discussion avec Bruno, à propos (...)
Maroilles. Le château. Atelier "Etats Généraux de la décroissance". Un bel accueil et une belle soirée.
Lundi 17 juillet Préparation des ânes, rangement de la cantine collective, râteau. Départ à 8h00. Des petites routes vallonnées. Alex, en vélo, avec une lourde charrette, cueille de la reine-des-prés.
Nous arrivons à Maroilles. Grosse pause sur la place du village : un kiosque à musique qui invite naturellement Bertrand, son accordéon, et une belle danse collective. Un grand moment de liesse. Pour d’autres, c’est (...)
Un village fleuri. Premier soir au campement. Les retrouvailles. Le cercle de parole. Les rôles à répartir.
Dimanche 16 juillet
Tom, Théophile et moi sommes déposés en voiture à Lille. Nous poireautons, en attendant un train pour Aulnoye-Aymeries. Une bière devant la gare d’Aulnoye, et à nouveau un bout de train jusque Landrecies, gare déserte. Sept heures pour parcourir environ 250 km : c’est aussi ça, la décroissance. La marche commence ici.
Enfin... pas tout à fait, car nous n’avons pas encore rejoint le (...)
Pourquoi écrire des textes à propos de la marche pour la décroissance Nord-Pas de Calais ? Qu’est-ce qu’un travail de média libre ? Comment faire ?
Déjà il y a un an, j’ai tenté de définir ce que peut être le travail d’un "journaliste libre" dans l’article suivant : Marche pour la décroissance (2) - Pour un journalisme libre
J’en remets une couche cette année.
La subjectivité inavouable des médias dominants Lorsqu’une rédaction, d’un journal TV ou d’un quotidien, présente un thème, une interview, un reportage... (...)