
Qu’est-ce que la décroissance ? Réponses recueillies lors de la première semaine de marche pour la décroissance pour tenter de définir la décroissance.
Qu’est ce que la décroissance ? C’est quelque chose que l’on sent comme une évidence. Et pourtant si dure à expliquer… D’abord il y a le sentiment que quelque chose ne tourne pas rond (problèmes d’environnement, de santé, et on continue à fermer les yeux). Ensuite une rumeur qui enfle : « Un autre monde est possible, la croissance et ses problèmes ne sont pas une fatalité ». Alors pourquoi je suis là ? Quelques verbes : voyager, rencontrer, discuter, échanger, partager… CONSTRUIRE. Et sentir qu’on n’est pas seul, que le monde bouge, qu’il y a des initiatives à développer, des idées à prendre… La décroissance prend forme.
La décroissance comme action individuelle et collective des riches de ce monde pour enrayer :
le saccage de la planète
la misère des pays en voie de développement.
Action individuelle : chacun son chemin.
Action collective : idée proposée : faire pression sur le politique afin qu’il exige des industriels la qualité (pour tous, accessible à tous) plutôt que la quantité. Oser par cette démarche, donner du sens à nos vies. La décroissance, c’est la marche pour le respect du vivant.
La décroissance soutenable n’est possible qu’avec un véritable et profond engagement de chacun. On peut commencer, par exemple, par se demander à chaque fois que l’on est sur le point d’acheter quelque chose, si cela nous sera vraiment utile. Bien souvent, on se rend compte que cela est superflu et qu’avec cet argent on pourrait se nourrir bio, ce qui est un pas pour l’environnement. Pour que la décroissance soit effective, il faut être capable de vivre dans la simplicité, l’initiative et le collectif. Choisir de se réapproprier nos vies. La décroissance, c’est la baisse progressive de la consommation et de la production de biens et de services dans le but de cesser la pollution de la nature et des esprits. La production de biens et de services crée un effet d’illusion de nouveaux besoins toujours plus démesurés. La décroissance, c’est donc libérer les esprits de cette illusion.
Réaction nécessaire en vu de l’état du monde, la décroissance soutenable est caractérisée par les gestes, décisions, actes de tous les jours amenant individuellement et collectivement une réduction notable de l ’utilisation de matières premières. Elle peut être reliée à des idées politiques, à des utopies de société, sans pour autant être limitée à une seule de celles-ci.
La décroissance, c’est vivre plus simplement, plus respectueusement de la nature et de ses ressources pour se libérer d’un système avilissant qui court à sa perte.
Nous proposons aux habitants des pays riches de diminuer leur consommation d’énergie tout en ayant une vie de meilleure qualité car celle-ci serait plus proche de la nature et permettrait également de considérer l’humain comme personne et non comme objet de travail ou personne de consommation.
Pour moi la décroissance, c’est :
Apprendre à se poser la question de l’utilité ou de la nécessité de chacun de nos actes « consommateurs ».
Apprendre à reconnaître et apprécier les autres richesses que celles matérielles.
En 1972, Sico Mansholt, alors président de la Communauté Européenne disait : « la croissance n’est qu’objectif immédiat au bénéfice d’une classe dominante . » La décroissance est donc un objectif durable au bénéfice de l’ensemble de la population mondiale. La décroissance est une remise en question radicale de toutes les institutions qui désincarnent et déracinent l’homme pour lui faire oublier d’où il vient (son passé) où il va ( sa mort) et ce qui est fondamentalement important pour sa survie et son bien être. Tout ceci dans le but de le réduire au rôle de rouage de la machine économique qui détruit la planète et profite à une infime partie de la population mondiale.
C’est d’abord protéger la vie et sa richesse. En effet le capitalisme détruit non seulement la planète mais aussi l’humain qui est en nous. La décroissance, ce serait donc redonner du sens à la vie en prenant conscience entre autres de sa fragilité. La décroissance c’est donc aller vers un changement radical de nos habitudes pour aboutir à une vie harmonieuse et responsable face à la nature.
Décroissance : Idée partagée, Démocratie amplifiée, Biodiversité rêvée, Humanité définie, infinie… Vie simplifiée, Pouvoir diminuée, Travail… utile. Adieu société marchande et futile !!!
La décroissance, c’est un moyen de lutter contre l’absurdité d’un système qui détruit pour produire et qui parfois détruit sa production sans la consommer. La décroissance c’est un moyen de comprendre que nous sommes le système et qu’il est temps de changer. La décroissance, c’est aussi redécouvrir les joies de la gratuité. Qu’est ce qui me rend plus joyeux qu’un paysage ou qu’une nuit d’amour ?
La décroissance est une réponse aux problèmes non resolvables qu’induit la société de croissance. La décroissance est donc une société basée sur une démarche volontariste de vivre avec moins. Il faut y ajouter un nécessaire retour à la terre, dans le sens où elle est le support de notre vie à tous les niveaux : nourriture, énergie, transport , etc… Cette société ne peut être applicable aujourd’hui et induit donc une phase de transition.
La décroissance doit absolument amener à une resocialisation de notre société. Pas seulement d’une façon plus écologique mais surtout d’une façon plus intégrative et tolérante. Décroissance = croissance de l’intelligence sociale.
La décroissance, c’est d’abord la fin du dogme de la croissance économique dans le cadre de la normalisation des rapports entre les pays développés et les pays en développement et dans un strict respect de normes sociales, économiques et écologiques acceptables pour tous, garantissant la pérennité de l’espèce humaine.
Décroissance. Un geste au quotidien, une goutte d’eau dans l’océan sociétal, une attitude de démarquement par rapport aux modèles dominants de consommation et de violence par les marchandises. Recréer le lien social, l’échange. Cesser d’être pris pour des ânes auxquels on tend une carotte virtuelle au bout d’un bâton. Reconsidérer la place de l’individu dans la sphère publique et lui ôter l’étiquette de consommateur, d’idiot culturel. Pas laisser le domaine de la politique à des « supermenteurs » mais garder tout de même la « positive attitude ».
La décroissance, c’est peut être le chemin possible pour éviter le suicide de l’humanité, mais : 1- Quand j’entend parler d’une tournure politique que prendraient les choses ça me fait frémir. 2- La décroissance, est-ce toujours moins ? Je veux dire où est-ce que ça s’arrête ? Quelles sont les limites ? A quel point est-ce satisfaisant ?
La décroissance : mode de vie qui tend à une consommation différente de celle que prône notre société, une consommation qui prend en compte l’altérité et plus respectueuse de notre environnement. Il me semble difficile d’appliquer les valeurs, principes de la décroissance tout en vivant dans notre société, par exemple ne pas se servir de sa voiture, ou plutôt cela demande beaucoup d’efforts, quand on habite loin de tout. Pour moi, vivre de façon décroissante se traduit à différents niveaux : écologique, humain, social…
Pour moi, la décroissance est une alternative (de plus, mais qui ne perd pas en valeur pour autant) qui propose des solutions à tous les effets pervers engendrées par la croissance et la mondialisation. Je sais qu’il existe des moyens d’agir au niveau individuel et qu’il y en a sûrement d’autres à inventer. Mais ma présence dans cette marche vise davantage à un objectif politique. Si tous les efforts individuels sont utiles, l’impulsion doit venir du politique pour avoir un impact réel. Et pour moi, seule la société civile, qui, si elle se montre rassemblée, mobilisée et engagée en faveur d’une alternative à la pensée dominante, peut interpeller les pouvoirs publics et les amener à promouvoir un autre modèle économique, social, humain…
Décroissance pour moi, c’est tout d’abord un mode de vie que l’on a choisi pour respecter de nouvelles valeurs. Ce mode de vie, choisi indépendamment des autres personnes, se développe en fonction de notre milieu et des choses qui nous entoure. En ce qui me concerne, venant d’un milieu rural, c’est sur le régime alimentaire que tout s’articule. Essayant de tout auto produire et en veillant à l’origine des produits. Bref, c’est avec les actions de tout le monde que l’on peut parfois faire reculer les choses.
Avoir une meilleure connaissance de la nature, apprendre des façons de vivre plus écologiques, développer des activités créatives et la réflexion collective. Dans ma vie, je tentais de voir, de m’en tenir à l’essentiel et j’ai l’impression d’avoir partagé l’idée de la décroissance sans connaître le mot. L’important me semble l’idée de responsabilité collective, le besoin de réflexion. Ralentir son mode de vie, choisir, s’informer, participer à des actions collectives sont des moyens de concrétiser l’idée de décroissance.
Vivre de façon volontairement simple et belle en harmonie avec la nature en prélevant le moins possible dans ses ressources tout en utilisant les cadeaux qu’elles nous offre tel le soleil. La jouissance de la satisfaction des nécessités primaires qui sont boire, dormir, aimer, manger mène au bonheur, les besoins aliènent. Le pétrole, issu de la décomposition des matières vivantes après un cataclysme planétaire, que l’humain brûle abondamment autour du globe tel un encens liquide est en fait la quintessence de la mort.
Décroissance : reconsidérer notre condition humaine, et sa finitude ainsi que notre place au sein de la terre. Un peu plus de modestie pour que la vie supplante la destruction croissanciste. C’est plus un cri qu’une définition. La décroissance part d’une indignation et reste à construire.
La décroissance : C’est beaucoup à dire… à faire, à défaire. Pour moi c’est pour chacun, l’éventail de nos possibilités individuelles, repenser nos automatismes, cesser nos conditionnements afin de mener une vie frugale et simple. La décroissance, c’est aussi revoir notre rapport à la nature.
La décroissance passe par une forte diminution de la production et de la consommation de nos besoins superflus . Tout cela dans le souci de moins appauvrir les ressources naturelles et de partager le plus équitablement ces dernières afin de laisser les pays du sud se développer à leur tout. Le but final étant de permettre à tout être humain un niveau de vie descend (accès à l’eau potable, aux soins dont chacun à besoin…)
Décroissance de l’exploitation : - des ressources naturelles (écosystèmes, matières premières, sols, eau, etc…) – des ressources humaines ; esclavage sous toutes ses formes, addictions diverses et nuisibles menant à l’auto exploitation personnelle et collective. Harmonie à rechercher : vivre en harmonie et non en exploitation ou concurrence (nature, humains). Limites à trouver . Revaloriser la démocratie. Nombreux aspects convergents : écologie, politique, anti-sexisme, anti-âgisme, etc…
Je comprends plus la décroissance comme un mouvement contre la croissance. Ce qui me semble intéressant, c’est cet élan vers la simplicité et la joie de vivre, qui ne se rattache pas à une politique mais plus à une attitude face à la vie… La décroissance, c’est un retour à la relation humaine et une vie plus proche de la nature.
La décroissance, c’est rependre en main nos vies en essayant de construire une société ensemble. Ceci passe essentiellement par deux dimensions : environnementale et sociale. Environnement : réduire de manière drastique les consommations d’énergie, d’eau, de matières premières, de temps, d’espace mais aussi la quantité de déchets, de polluants et de nature dévastée. Social : apprendre à vivre ensemble mais de manière autonome en essayant de comprendre les autres et de les reconnaître en tant qu’humain sans hiérarchie : femmes, enfants, personnes âgées, hommes, noir-e-s, blancs, jaunes, anarchistes, écologistes, handicapé-e-s, homosexuel-le-s, végétarien-ne-s… La décroissance, c’est aussi comprendre que le confort que l’on nous impose est souvent plus nuisible que bénéfique pour nous (exemple frappant : la voiture).
La décroissance est pour moi le détachement, la dépossession de l’objet car c’est lui même qui nous possède, créant une sorte de concurrence, de rivalité entre hommes, créant donc l’individualisme et l’auto destruction. Se déposséder des objets permettrait de ne plus se juger par l’apparence, par ce que l’on a mais par ce que l’on est. La décroissance est d’abord un changement de mentalité, de mode de vie qui permettrait à tous de vivre en lien les uns les autres avec son environnement.
Je suis très hostile au « projet politique » de la décroissance. Je pense que décroissance et auto-gestion sont indissociables. Pour l’exemple des Verts à ne pas reproduire. Il ne faut pas se couper de la science, ne pas diaboliser la technologie. La technique n’est qu’un outil, à nous de nous la réapproprier et redonner au terme innovation un autre sens : moins mercantile, plus humain.
Vivre mieux, et avec moins !
Le développement est un mythe. Le développement durable (ou soutenable) continue ce mythe, ignorant la finitude de la planète pour les 20 % les plus riches consommant 80 % des ressources, empêchant les 80 % des autres à avoir leur juste part. La seule issue est la décroissance des riches localement et globalement. Cette décroissance qui n’est pas le but mais le passage doit être organisée pour être soutenable, sinon elle pourrait être chaotique et barbare comme à chaque bouleversement des plus faibles.
La décroissance est une proposition d’ordre purement économique, qui vise à harmoniser la société humaine avec la planète qui la nourrit. Le pouvoir étant actuellement économique, notre récupération du pouvoir doit être aussi économique.
La décroissance inclut un mode de pensée aux antipodes de la pensée dominante actuelle. C’est repenser son rapport aux biens et aux désirs. C’est un changement radical, qui doit être relativement rapide, de notre système developpementiste. Afin de donner sens et de perpétrer notre existence au sein de la nature. La décroissance nécessite de diminuer sa consommation, de comprendre l’impact de nos actes sur l’environnement, d’agir et non de subir, « fêtes-le vous-mêmes », de faire un pas de côté (An 01)… C’est un geste personnel vers un mieux être global (de l’individuel au collectif).
La décroissance signifie pour moi un ralentissement de la production et de la consommation, la disparition de la notion de rentabilité et pour finir une symbiose de l’homme et de la nature.
La décroissance est une étape nécessaire en vue de la stabilité. Un retour à la liberté au sens d’Epictète « la conscience de la nécessité ». Bises mon trésor ! N’oublie pas tes gants !
Décroissance = réduire son impact écologique personnel jusqu’à un niveau compatible avec la capacité de la planète. Pourquoi ? Tout le monde le sait, la consommation détruit la planète, mais contrairement à ce que les médias veulent nous faire croire, la croissance ne profite qu’aux riches. Comment ? En arrêtant de croire ce que disent les riches ! La télé, les journaux ne sont que des vecteurs de la propagande consumériste.
Retour à un mode de vie raisonnable…
La décroissance ou vivre dans la simplicité volontaire. Vivre pour que chaque être humain puisse vivre honorablement. Simplicité : d’une façon simple pour que chacun puisse avoir le nécessaire, impliquant un minimum de confort, mais sans retour à la préhistoire : savoir utiliser utilement les objets que la science nous propose (apprendre à se limiter, et pour ceux qui le désirent simplement se « priver »). Volontairement : le plus dur : il faut que les gens soient volontaires, ne se laissent plus guider. Rendre les personnes actives.
D’accord pour se demander quel mode de vie individuel peut être généralisé. Vivre en ville, est ce durable ? En alternative : communautés rurales interdépendantes, éco-villages, fermes biologiques, WWOOF (travail volontaire sur des fermes biologiques). La Terre est un être vivant conscient de ses maladies. Peut être se soignera-t-elle toute seule ?
La décroissance c’est la remise en questions de l’utilisation des objets.
Décroissance : arrêter de s’entourer et de s’alourdir de dizaine d’objets sans lesquels on vivait très bien jusque là. Question : Qu’est ce qu’on fout sur Terre ?
J’aurai préféré profiter de ces moments libres à la campagne pour aller de moi-même vers les gens et participer à des groupes informels de discussion ou que ceux porteurs d’idées viennent à moi, par exemple pendant la marche. Pour moi, c’est ça qui fait grandir les idées dans la tête. Sinon mon idée, j’ai entendu dire Pierre Rabhi dire à une conférence que c’est le petit colibri qui éteint le feu d’une grande forêt en transportant de l’eau dans son bec. Un autre oiseau lui dit qu’il n’y arrivera pas… Le colibri lui dit : « je sais mais je fais ma part… j’essaie de faire ma part… J’espère quand même qu’on arrivera à éteindre le feu… »
Se débarrasser du superflu matériel !
La décroissance, c’est le respect des petits chemins, l’idée qu’il y a plusieurs voies et pas que l’horrible gros boulevard. C’est vague mais je suis là pour l’information et la curiosité est un vilain défaut que j’aime voir dans le journal de la décroissance. Vivre mieux, moins de biens, plus de liens. Sortir de l’individualisme pour aller vers l’individualité qui contribue à la diversité. Se regarder collectivement, sortir de son confort personnel. Concrètement, réaliser des initiatives et expériences collectives. Mettre en place des pratiques écologiques. Devenir artisan ou favoriser l’artisanat.
La décroissance pour moi c’est moins consommer donc :
moins manger en général pour moins polluer (produire certains aliments est polluant comme la viande ou les laitages)
moins consommer de médicaments, préférer les méthodes simples avec les plantes et suivre son intuition plutôt que l’ordonnance du médecin (sauf cas urgents)
moins rouler en véhicule à moteur (sauf si obligation, urgences). Privilégier les transports en commun, le vélo, le covoiturage…
faire son potager si on ne le fait pas déjà. - acheter des produits locaux, cela limitera les défilés de camions sur les routes. - être heureux pour tout ce que la vie nous offre et remercier le créateur de nous aimer encore malgré toutes nos erreurs.
rester confiant malgré tout et se dire que d’autres êtres plus évolués que nous sont là , même si on ne les voit pas et savoir qu’ils veillent sur nous.
laisser de plus en plus le côté matériel de la vie et redevenir plus spirituel car nous sommes avant tout des êtres de lumière dans un corps matériel.
sauvegarder la planète qui est encore vivable et surtout l’aimer et la protéger.
Décroissance – planète – stable – propre – heureuse.
La décroissance est un projet révolutionnaire à relier aux myriades de luttes écologistes, sociales, tiers-mondistes qui toutes vont dans le sens d’une société démocratique, égalitaire, libertaire et d’une économie soutenable.
La décroissance : Ce n’est pas la guerre, Ce n’est pas le retour au Moyen-Age, Ce n’est pas polluant, Ca ne sent pas mauvais, Ce n’est pas rapide, ni bruyant, Ce n’est pas triste, Ce n’est pas bétonné ni goudronné, Ca ne coûte pas cher, mais c’est pas remboursé, Ce n’est pas une marchandise, et ça ne rapporte rien au porte-monnaie. Mais ce que c’est la décroissance, pour moi, à l’heure actuelle, c’est encore un refus, un combat, et le mode de société qui en découle reste à imaginer par chacun, pour tous.
Si l’on considère l’homme, l’individu et son action ou son impact dans la société, je perçois trois sphères :
une individuelle, privée, d’affinités, qui lui garantie les libertés individuelles.
une culturelle qui détermine le mode de vie de l’individu. La décroissance intervient ici. Il s’agit de promouvoir la mise en place d’alternatives diversifiées, individuelles et collectives. En effet, il s’agit, par exemple, de mettre en place des coopératives participatives à l’échelle de la communauté.
enfin une sphère politique qui doit se décliner à l’échelle d’un quartier ou d’une ville pour déterminer le travail et la production écologiquement soutenable et socialement utile.
La décroissance c’est créer des liens et remettre l’homme, la nature, le vivant, au centre de toutes nos préoccupations. Grâce à la simplicité volontaire retrouver l’indispensable.
La décroissance pour moi c’est sortir de l’idéologie de croissance. C’est sortir de l’impasse suicidaire du capitalisme qui détruit les écosystèmes et l’humanité, l’homme réduit à un consommateur. Et ensuite nous dira-t-on où allons nous, vers quel nouveau système économique respectueux de l’homme et de la nature ? Cela doit être discuté par le plus grand nombre. D’où la nécessité de faire prendre conscience aux personnes rencontrées lors de la marche de transformer profondément notre mode de vie et notre imaginaire autour du mot « progrès ». La décroissance c’est reconstruire un rapport, un lien avec la nature qui a été perdu, à travers le respect et la découverte. Action dans notre quotidien, choses de tous les jours, tous ensemble comme l’image du petit colibri de Pierre Rabhi, qui commence seul à éteindre le feu avec une goutte. Si tous ensemble on s’y met, on peut y arriver.
La décroissance, c’est consommer moins et mieux pour polluer moins et économiser les ressources de la Terre. Le lieu de vie des espèces vivantes, la Terre (à l’heure actuelle), est composé de ressources disponibles limitées qui créent des conflits. A partir de ce postulat, pour moi, la décroissance est un mouvement de réflexions et d’actions afin de gérer au mieux ces ressources aussi bien qualitativement que quantitativement pour maintenir un environnement sain pour le développement des espèces vivantes.
La décroissance s’inscrit pour ma part dans une démarche clairement anti-capitaliste en réapprenant à revivre ensemble avec la nature dans un esprit convivial, joyeux. C’est une prise de conscience individuelle et collective du « sur régime » en mettant en pratique des alternatives écologiques et politiques diverses, en omettant nos étiquettes politiques diverses actuelles.
La décroissance est un projet qui vise à faire réfléchir chacun sur son mode de vie, et à en choisir un autre qui soit compatible avec le choix de tous. C’est un projet qui propose à l’individu de changer pour changer la société, et non un projet qui force à se restreindre à une vie d’inconscience. « Vivre simplement pour que simplement d’autres puissent vivre » disait Gandhi. C’est un projet qui ne définit pas l’individu à ses possessions et qui ne définit pas le bonheur au PIB. C’est un projet qui fait prendre conscience des limites de l’environnement. C’est un projet qui mène chacun à avoir sa joie de vivre.
Le progrès que la société propose n’est pas celui que je souhaite. La croissance du PIB non seulement n’est pas souhaitable mais nuit gravement à l’équilibre de la planète. Consommer plus est une attitude infantile qui ne sait pas mettre un frein à nos désirs. Nous avons les moyens de devenir adultes et raisonnables. Il faut maîtriser nos consommations pour maîtriser notre vie. Il faut retrouver la consommation non marchande, des biens que la nature nous donne gratuitement et en abondance pour qui sait les voir : air, eau, beauté de la nature etc, etc… Le mercantilisme de toutes parts nous prive de ses biens qui appartiennent à tous sans discrimination.
La décroissance, c’est limiter nos consommations de produits et services polluants afin de sauvegarder la planète pour nos enfants. Au delà du simple refus de posséder une télé, un potable ou une voiture, la décroissance consiste d’abord à faire vivre l’économie locale en boycottant totalement la grande distribution (y compris les supérettes) et en faisant vivre l’agriculture paysanne et l’artisanat local. Dans une moindre mesure, je pense qu’il faut aussi promouvoir l’auto production. C’est en cela que l’on réduira de manière efficace l ‘économie capitaliste et l’utilisation de l’énergie fossile (selon moi…).
La décroissance est simplement une alternative au constat d’une déroute de nos comportements quotidiens qui nous font fuir l’essentiel : trop de consommation inutile et un manque de respect envers notre environnement qui finalement empêchent notre propre épanouissement. Face à ce constat, pas de solutions pré-machées, c’est à nous de prendre l’initiative de se réapproprier des choix simples mais indispensables pour que le futur soit vivable plutôt que de le subir.
Décroissance : Pour moi la décroissance signifie obtenir une consommation utile, nécessaire voire vitale afin d’arrêter tout gaspillage (d’eau, d’alimentation…) Une décroissance devrait permettre de ralentir tout superflu que l’on nous impose afin de retrouver un rythme biologiquement humain. Il faut nous mettre dans la tête que seul nous humains avons la responsabilité de ne pas cautionner tout ce bordel donc il faut bien réfléchir avant d’acheter quelque chose car à chaque fois que nous consommons un produit de grande distribution, nous appauvrissons les plus démunis et enrichissant les plus polluants. Décroissont ensemble. C’est se rappeler l’essentiel, ce qui est vraiment important, nous sommes tous de passage, il faut juste ne pas l’oublier et tout a un autre sens à des années lumières de la société dans laquelle nous vivons
La décroissance, c’est avant tout apprendre à se remettre en cause à la fois individuellement et collectivement. Apprendre à faire la part des choses entre le vital et le superflu dans notre consommation de tous le jours. C’est aussi accepter de ne pas consommer des ressources non renouvelables dont les générations futures pourraient avoir besoin.
Mon domicile se trouve à 20 km de mon lieu de travail pour me rendre au boulot je parcours 40 km à pied 160 km à vélo et 20 km en voiture : cela représente une semaine de boulot. En dehors des économies d’énergie que je fais dans mon logement du refus de la télévision je n’avais pas intégré la relation humaine, un peu ours de nature. Cette marche m’apporte une remise en question vis à vis des autres : la vie en commun c’est difficile mais j’avance, merci à tous.
La décroissance n’a pas de définition. La décroissance est avant tout la simplicité volontaire, par la même elle sort du système marchand car elle permet de redécouvrir ses vrais besoins (et bon ceux donnés par les publicitaires) sur la base du don, de la gratuité et de la créativité. Elle est donc (aujourd’hui) subversive et sort de la sphère politique… Avant d’être un décroissant des pays riches, je suis un terrien voulant vivre d’autres relations sociales. D’ailleurs, je ne suis pas un décroissant… vous êtes des marginaux et n’aboutirez à rien. Le monde est foutu… je rigole !
La décroissance, c’est arrêter un peu les bêtises. Je crois intiment que les humains sont dominateurs, ils essaient de tirer le maximum de ce qui les entoure. Bon. Mais il y a une infinité de moyens d’y parvenir, et plus encore de se sentir rassasié. La décroissance c’est à la fois savoir être rassasié tôt et savoir se rassasier d’une manière écologique. Savoir, vouloir ? En fait je ne sais pas trop et je n’ai jamais été doué pour les discours et les écrits. Une deuxième chose cependant évidente : la décroissance n’est pas un moyen mais contient une quasi infinité de moyens qu’il faut tester, s’échanger, etc…
Pour moi, la décroissance s’est imposée par la prise de conscience des effets néfastes d’une économie et d’une société basée sur la croissance. Ces effets sont de plus en plus visibles que ce soit au niveau environnemental, social et humain. Du point de vue environnemental, la pollution de l’air, de l’eau et du sol, l’augmentation de ravages réalisés par les humains sur la biodiversité et le réchauffement climatique sont autant de preuves que la direction actuelle n’est pas viable. A ce constat vient se rajouter l’augmentation des inégalités que ce soit au sein même de notre ville qu’entre le nord et le sud, l’augmentation des maladies (asthmes, cancer…) de la malnutrition, de l’analphabétisation. Pour finir sur cette liste peu exhaustive, je voudrais juste aborder l’aspect humain. En effet pour moi la société de consommation dans laquelle nous vivons diminue les rapports humains par l’interposition de la technologie (téléphone, vidéotél…) ainsi que le rythme de vie qui est imposé qui nous laisse plus le temps de s’arrêter et de prendre le temps de discuter. Bref il est temps de réagir c’est la décroissance (bien que je pense qu’un autre mot pourrait être trouvé) qui me semble la meilleure alternative. En effet, alors que le développement durables est repris part toutes les grandes multinationales à leur profit, la décroissance me semble durement récupérable du fait qu’elle ne peut bénéficier d’aucun lobbying. Mais qu’est ce que c’est la décroissance ? Je ne pense pas qu’il y a une définition exacte de la décroissance, mais pour moi, c’est avant tout se dégager de ce monde matériel qui nous rend malheureux et qui de toutes façons n’est pas viable. Afin de revenir à un monde et à un mode de société à une taille plus humaine où chacun, peut participer et s’exprimer quelque soit sa classe sociale, son travail et sa fortune. C’est aussi un mode de société où la vie se fera en communion avec la nature et non à travers sa destruction. Mais la décroissance, c’est surtout un mode de vie que nous devons construire tous ensemble par l’échange d’idées et d’expériences et dans le respect de l’autre. Pour ça, je vous remercie d’avoir organisé cette marche conviviale et constructive.
Au début on m’racontait qu’il faudrait beaucoup pour contenter tout le monde : …. Mais dans le beaucoup, il y a avait surtout du pouvoir à amasser. Finalement, il y en a eu peu qui était très très contents et les autres... Alors ça a bougé, ça a râlé et ça a cogité, laissé place à l’imagination pour construire avec l’environnement soutenable… et qui contente l’un et tous !
Le principal moteur des sociétés occidentales est l’accumulation de biens. Il se mesure en terme de croissance économique. On constate aujourd’hui les dégâts humains et écologiques de cette politique, on voit venir de nombreux problèmes (pollution, appauvrissement des ressources…) Il est temps de chercher un autre moteur pour la société. Cette recherche en est à ses débuts et le terme le plus générique que l’on peut lui donner est « la décroissance » dans la mesure ou toute action en ce sens se traduira par une décroissance économique. Le projet est de construire une société mondiale, durable et équitable.
Décroissance : implication collective visant la recherche, la promotion et la mise en ouvre de modes de vie alternatifs. Modes de vie en équilibre et en symbiose avec les écosystèmes (océans et biosphère) L’action individuelle passe par la simplicité volontaire qui consiste à réduire ses désirs, besoins matériels, au profit de ses relations sociales et de sa spiritualité et sa sagesse. Développer sagesse et bon sens. Marche pour la décroissance : si je suis ici, c’est pour faire la connaissance de ceux qui croient en ce concept et de découvrir leur point de vue. Je ne crois pas vraiment à la portée politique et éducative d’un tel événement. A moins qu’il y ait une information suffisante à grande échelle.
Marcher vers une utopie sans cesse renouvelée. Image : la coquille d’escargot. Il faut encore la remplir, puis avancer doucement. Laisser la place à de nombreuses choses (plus de tendresses par exemple).
La sacro-sainte « croissance » est le dogme central de la religion libérale, le PIB est son stupide instrument de mesure, l’appel à la consommation son premier commandement. Faisons du mot d’ordre de décroissance le blasphème libérateur, le sésame d’une pensée-action alternative, mettant en priorité le politique sur l’économique désacralisé. Electoraliste ? Non ! Nécessaire ? Oui ! Compréhensible par une partie significative de nos concitoyens ? Cela dépendra de nous et d’abord de notre propre conviction sur nos « fondamentaux » et du degré d’acuité de notre perception de la crise écologique.
Pèle mêle… * Plus de liens, moins de biens… * Utiliser au minimum l’électricité EDF nucléaire. * Réparer, réutiliser ses biens sans se soucier des critères esthétiques, de la mode etc… Ex : j’ai réparé 4 fois mes claquettes, elles vont bientôt avoir 11 ans. * limiter la vitesse des voiture à 90 km/h… * transports en commun gratuits. * le droit à la nuit.
Ex : Monsieur X dépose des pellicules photos dans un supermarché à 20h00, Monsieur Y roule très vite en ville et vers toutes les grandes surfaces pour collecter les pellicules à développer… Monsieur Z travaille toute la nuit pour développer des photos ratées qui peuvent attendre ! Madame Y bis roule très vite le matin pour que monsieur X récupère ses photos avant d’aller au travail. Monsieur Z est rentré à 7h00. Il va au lit fatigué, il ne verra sa femme et ses enfants que vendredi soir seulement, tout ça parce que Monsieur X voulait participé à l’opération « mes photos magiques pour demain matin ». Est ce que ça vaut la peine ?
* Opération Slowtown, vitesse maximum autorisée à 30 km/h la nuit en ville. * Dans le cadre des OGM se rendre dans les supermarchés pourvoyant ces produits, les disperser dans tout le magasin pour que le coût de main d’œuvre dissuade l’approvisionnement. * La décroissance c’est la politique de l’action quotidienne, individuelle, collective, pour notre avenir. La politique c’est le choix, le décroissance c’est un choix !
Que la campagne est belle… Peux-t-on s’imaginer ? Que des humains sans cervelles, N’expliquent pas le danger, A leurs enfant jetant à la dérive, Emballages, gâteaux, bouteilles diverses. De cela la nature s’enivre. Hélas tributaire de ces séquelles, Plus les « dominants de la terre », Leurs produits chimiques à tout venant. S’ils ne révisent leur façon de faire, La gigantesque catastrophe nous arrivant. A eux souhaitons que le bel héritage, Si bien travaille et surtout respecte, Laissé par leur grand-parents en plein de courage. Puisse encore Dieu leur permettre réflexion sensée. Avant d’anéantir le monde.
Soulignons le fait que l’urgence n’est pas due qu’à la consommation de la planète mais aussi à la « consommation de soi-même » : côté psychologique. Développement dans nos sociétés actuelles de l’égoïsme, de la solitude. Les biens matériels ont un impact dangereux sur l’esprit de l’homme qui ne se pose plus les questions essentielles mais préfère passer son temps à choisir entre deux canapés à Ikéa. La solitude fait qu ’on se sent mal et c’est quand on se sent mal qu’on fait le moins attention aux autres et à la planète. Bref…
La décroissance ,
ce serait donc notre unique chance de devenir des Hommes ! ça ne fera pas mal au contraire... ce serait comme se débarasser d’une camisole ou d’un vêtement trop encombrant que l’on subit depuis toujours, et qui nous coince...
c’est le partage, lorsque pas un seul être ne restera de côté à cause de gaspillage des autres (moi), lorsque sans ma consommation exagérée, ma mère la Terre sortira du coma...ce sera peut-être le paradis ?
Avec mes plus amples excuses, je vous avertis que je ne suis pas un théoricien de la décroissance, sujets que je ne connais que partiellement, mais dont je pense avoir saisi l’idée générale, l’essence en quelque sorte. Pardonnez moi aussi pour ce texte mal construit, mais je ferais tout pour être le plus clair possible.
J’adhère à ces idées que l’on pourrai simplement résumer ainsi : être en phase avec notre environnement ou vivre avec la nature et non sur la nature. Je ne pense pas pour autant être un être de lumière dans un corps matériel, (pardon à Descartes - qui n’a pas exatement dis cela, mais bon - et à Didier)... La décroissance ne doit pas signifier un contrepied "total" de notre monde où l’on opposerai matérialité, consommation à outrance contre élévation spirituelle, dédain de l’objet.
Il faut accepter l’idée que l’humanité avance, qu’une fois arrivé à un point elle ne peut revenir en arrière. La décroissance ne doit pas être pris comme un retour en arrière, un soi-disant "retour aux sources", ou a la nature. Il faut savoir rester modester modeste : constatons les dégât essayons tout d’abords de ne pas faire empirer les choses...
Un léger problème dans l’objectif de faire adopter le mode de vie lié à la décroissance, est que beaucoup se désinterresseront "de fait" à cette idée car associée a des mouvement (altermondialistes par exemple) ou a un positionnement politique. La décroissance n’est ni de gauche ni de droite, c’est une philosophie, un art de vivre avec un projet social, economique et politique, même s’il peut paraître un peu flou...
Bon, je ne fais peut-être pas trop avancer les choses, mais que voulez-vous, on me laisse l’occasion de m’exprimer alors bêtement, je le fait.
La décroissance, un mot abstrait qui croît et qui a du sens, sans ces maux que traient jusqu’au sang les gens qui croient en la croissance.
La décroissance, dernière née de la révolution industrielle, après des années d’obsession du confort, nous voilà ambassadeurs de la simplicité volontaire….
La décroissance, c’est ce que d’autres appèleront « récession » quand il n’y aura plus d’essence pour faire voler les avions, les voitures…. Et que nous, petits occidentaux n’ aurons plus le luxe de manger de la viande à chaque repas. La décroissance, c’est faire en sorte que tout cela se passe bien, qu’il reste des légumes pour tout le monde, des vélos, un monde de paix et notre joie de vivre.
Selon moi, la croissance c’est tuer l’être humain à petit feu puisqu’elle détruit la Nature qui nous permet de vivre. La décroissance c’est conserver l’écosystème en état. C’est répondre à nos besoins vitaux et s’accorder des plaisirs qui ne nuisent pas aux besoins vitaux des autres ni à leurs plaisirs. Cela implique un réapprentissage de certaines choses que l’on nous pré-mâche. Mais c’est aussi le sourire….