
Avesnes sur Helpes. Une biocoop. Le parc. Atelier "Commerce équitable". Un ébéniste. Tout confort chez Jean-Pierre et Chantal. Cercle et repas dans le noir. Atelier "Collecte d’utopie".
Nous avons placé nos tentes volontairement à l’écart du groupe. Il faut à nouveau enjamber les chardons fauchés. Au petit déjeuner : thé et reine-des-prés fraîche cueillie de la veille : c’est très parfumé et délicat.
Départ 8h30. Les chemins sont vallonés, ça grimpe un peu parfois. J’entame une discussion avec Bruno, à propos de la ressource en eau, à propos de Lutte ouvrière et de l’histoire du militantisme dans les années ’70. Une pause, et l’apparition inattendue d’un lama !
Arrivée à Avesnes sur Helpes. C’est un gros bourg, qui nous permet de rencontrer les habitants. Nous sommes accueillis par le Biocoop, un petit supermarché de produits bio, avec un beau parking tout neuf. Un peu d’ombre, enfin : apéro sous le toit. Dégustation de cidre offerte par la Biocoop. J’emprunte un vélo, et je vais faire des courses chez un charcutier et dans une boulangerie.
Nous arrivons ensuite dans un beau parc ancien, près de l’église. Pique-nique. Après le repas, nous jouons au trou du’C avec Tom, Théophile et Emelyne. A quelques mètres de nous se déroule un atelier "commerce équitable".
Nous repartons. Petit cafouillage sur l’itinéraire : visite d’un ébéniste. Un âne refuse de passer un pont : le groupe a perdu sa cohésion. Cécile passe un épisode difficile : elle se retrouve seule avec un âne incontrôlable. Nous arrivons au campement du soir.

Nous sommes hébergés chez Jean-Pierre et Chantal, agriculteur bio, à Semeries. La femme blonde et souriante qui nous a proposé de prendre nos sacs dimanche soir, c’est Chantal. Jean-Pierre était là aussi au campement dimanche soir, avec ses enfants Hélène, Samuel, Mélanie et Clément, Justine leur cousine, et Emelyne, une amie de Justine. Ah, j’oubliais le chien Vanoise, et l’âne Ulysse !
Le terrain est plus intime que les jours précédents : bordé d’une rangée d’arbres et d’une haie d’arbrisseaux. On va se plaire là. Il y a même une douche ! Et puis un bac pour la lessive, avec un écoulement d’eau issu d’une petite mare.
Le cercle est un peu tardif : la nuit tombe, on ne se voit plus. Chacun se présente : "qu’as-tu dans le haut de ton sac, facile à attraper ?"
Repas : aligot (purée de pommes de terre et fromage fondu), salade de chou. Nous mangeons dans le noir, ce qui n’est pas pratique et pas très agréable. Un atelier "Collecte d’utopie" : une discussion paisible autour du feu. Nous abordons la question du chômage, de l’accueil à Fourmies, une ville fortement touchée par le chômage.