
L’informatique « sauverait » - elle notre économie consumériste de marché d’une crise de débouchés ? A en croire sa capacité à intégrer des ensembles techniques de plus en plus étendus, faits de travailleurs et de machines, il semble bien que ce soit le cas.
Les postes de travail informatisés permettent de formaliser toujours plus des activités de plus en plus abstraites et stressantes, pour les travailleurs des multinationales et de leurs sous-traitants. Les échanges électroniques de données permettent d’optimiser des flux logistiques sans égard à leurs conséquences écologiques. Puisant dans les sciences de gestion leur raison économique unilatérale, les managers des firmes font usage de l’informatique comme d’une manière d’accroître la décentralisation des organisations de travail sans en perdre le contrôle, et de relier aussi étroitement que possible les données issues du marketing à celles de la conception et de l’approvisionnement de marchandises.
Les implications écologiques du flux tendu informatisé : l’exemple de la logistique
Loin de se limiter au transport de marchandises, la logistique est certainement la technique la plus aboutie conduisant à une croissance sans limites des échanges.
Pour comprendre la logistique moderne, il faut partir du problème technique suivant : à partir du moment où une marchandise est produite, comment la vendre le plus vite possible ? En effet, toute marchandise stockée pendant une durée donnée est une perte d’argent par rapport à une situation idéale où la marchandise est vendue, puis immédiatement produite, puis immédiatement acheminée vers l’acheteur. Acheminer rapidement une marchandise est un avantage concurrentiel. Car dans une société de croissance suréquipée, l’intérêt des consommateurs pour telle ou telle marchandise ne dure pas longtemps.
Une approche marketing consiste donc à connaître le plus intimement possible les consommateurs, afin de solliciter un besoin d’achat ponctuel qui commandera directement la production de la marchandise.
Les marchandises produites formeront une gamme spécialement dédiée à ce besoin d’achat, existant pendant une durée limitée. Il y a donc intérêt à ne pas perdre de temps dans les transports physiques. La logistique est donc pleinement intégrée non seulement au travail publicitaire d’imposition mentale des besoins d’achat, mais aussi aux techniques marketing délimitant les segments de clientèles et des gammes de produits associées.
Aussi, la précision croissante dans la segmentation des marchés de consommation est concomitante avec une diminution de la quantité de produits vendus pour chaque gamme. D’où l’accroissement phénoménal du transport routier. Au contraire, le transport par rail est peu adapté à ces besoins volatiles de transports de faibles volumes. Il nécessite des plans de transports prévus à l’avance, et les convois doivent être recomposés dans les différentes gares parcourues pour intégrer les wagons.
Le trafic très différencié de petites quantités de marchandises s’est ainsi considérablement développé, avec l’aval des pouvoirs publics qui ont assumé financièrement la construction de l’infrastructure routière. En 1950, le rail transportait les deux tiers des marchandises, contre seulement 15% aujourd’hui, les trois quart étant pris en charge par la route (1) . Pour le consommateur, le prix des produits intègre donc les coûts de transport, qui deviennent prépondérants, quoique masqués par les investissements publics dans les infrastructures routières, et par une main-d’œuvre de conducteurs sous-payés (2) . Le Livre Blanc sur la politique européenne des transports prévoit que les émissions de CO2 dues au transport devraient augmenter d’environ 50 % entre 1990 et 2010, atteignant les 1,113 milliard de tonnes d’émissions, contre les 739 millions constatés en 1990. Le transport routier est le principal responsable de cette situation puisque, à lui seul, il représente 84 % des émissions de CO2 imputables aux transports (3).
Aucun moyen humain, de communication et de traitement de l’information, ne permet de produire aussi rapidement une marchandise correspondant à une demande aussi fragile. Sans l’informatique, une telle politique de flux tendu, de production à la demande, serait impossible. L’existence de ces flux tendus n’est donc pas réductible à une logique managériale capitaliste de réduction des coûts. Les techniques informatiques de mieux en mieux maîtrisées rendent possibles des politiques managériales qui autrement resteraient lettre morte. Combinant décentralisation géographique et contrôle, les organisations sont inévitablement de plus en plus informatisées. La coordination d’une nuée de transporteurs et de lieux d’approvisionnement dispersés géographiquement ne serait pas possible sans l’informatique, machine à intégrer entre eux les systèmes techniques. Ainsi, les techniques de type « échanges de données informatisées » (liaisons EDI) permettent de transmettre en temps réel les commandes aux fournisseurs. Ceci va de pair avec l’exploitation marketing des informations sur le client accumulées sur les ventes des différentes catégories de produits, qui résulte également de l’enregistrement informatique (4) .
L’auto-accroissement des systèmes informatiques justifié par l’exubérance managériale
Pour beaucoup, l’informatique n’est pas en cause dans le processus capitaliste d’accumulation. L’informatique serait un simple outil susceptible d’être utilisé de manière différente suivant les groupes d’utilisateurs. Les techniques ne déterminent pas à elles seules leurs usages sociaux. Certes, mais pourquoi arrêter le raisonnement à ce stade ? Pourquoi ne pas regarder en face les usages effectifs et massifs de l’informatique ? Pourquoi ne pas prendre en compte les cohérences entre les dispositifs techniques et les ensembles sociaux qui en vivent ? Les visions anhistoriques des technologies de l’informatique, qui dédouanent par avance les techniques sous prétexte de donner une juste place aux hommes et à la vie sociale, ne sont-elles pas tributaires d’une défiance - bien compréhensible - envers ces technologies ?
A l’évidence, l’informatique tisse sans cesse de nouvelles relations entre les entités économiques, coopérant entre elles selon des nécessités purement techniques, largement indifférentes aux valeurs sociales, lorsque celles-ci n’ont pas su participer à l’élaboration du système. L’informatique prolonge la volonté managériale d’administrer unilatéralement et le plus finement possible les organisations, sans perdre la cohésion d’ensemble. La division sociale du travail entre ceux qui construisent et prescrivent ces stratégies managériales (les consultants) et ceux qui les mettent en œuvre dans les systèmes informatiques (les informaticiens), conduit à ce que les logiques d’ensemble soient massivement ignorées par les travailleurs. « L’amour des techniques » est respecté et récompensé sans retenue, à l’heure où les possibilités d’emplois se réduisent. De fait, le fonctionnement effectif d’une économie de croissance peut difficilement se passer de l’habilité technique, fruit d’une socialisation essentiellement masculine. Ce goût des spécialistes pour leurs techniques particulières donne satisfaction à ceux qui savent traduire cet amour en gain de productivité, et sont par là bien mieux récompensés pour un tel « esprit d’entreprise ». Les gains de productivité dégageront des fonds qui permettront de lever un peu loin d’autres vocations du même genre, stimulant de nouveaux flux marchands qui feront ainsi le taux de croissance. Les progrès des technologies informatiques suivent donc une ligne toute particulière, car leur raison d’être relève d’une recherche sans fin de « gisements de productivité », qui elle-même s’essoufflerait si ce type d’innovation venait à ralentir. C’est une telle progression que récapitule le sacro-saint « taux de croissance ».
Pourtant, une autre façon de travailler est possible !...
Alors que nous avons vu l’importance globale de l’informatique dans l’intégration technique des entités économiques, et la mise au travail au sein de ces entités, on peut s’étonner que les questions sociales relative aux technologies informatiques qui pointent occasionnellement dans les débats publics soient au contraire si morcelées. A titre d’exemple, citons la question des brevets logiciels, qui mobilise les critiques des informaticiens du monde du « libre », participant en réalité d’une surenchère technologique que le monopole capitaliste viendrait contrarier. Les termes d’un tel débat sont donc singulièrement limités ! Le droit est simplement sommé de se constituer en technique juridique visant à garantir les « principes fondamentaux d’interopérabilité et de compatibilité », c’est-à-dire à favoriser la croissance sans limite souhaitable des systèmes d’information. Faute d’ancrer la réflexion dans des contextes d’usages précis -comme nous l’avons au contraire fait ici à propos des flux tendus logistiques - aucun débat de fond de peut avoir lieu. Le choix par défaut est celui du consensus productiviste. Les remises en cause partielles qui peuvent éventuellement survenir invitent à des solutions techniques locales, qui loin d’entraver la démesure technologique, la relance.
Or, d’autres façons de vivre le travail sont possibles ! La relocalisation des activités économiques, rendue nécessaire par un usage sobre des ressources énergétiques non renouvelables, demande de défaire ces entités économiques démesurées que sont les multinationales. Les chances de rendre réalisable une telle alternative, et d’autres, dépendront en partie d’un usage tout aussi prudent de l’informatique, compte tenu de sa très large diffusion dans le travail et jusqu’au sein des enseignements scolaires et universitaires. Des enquêtes approfondies et largement diffusées, portant sur l’imbrication d’activités économiques géographiquement éloignées, et les flux tendus informatisés qui en découlent, seraient nécessaires pour créer les conditions sociales d’un large débat démocratique sur la légitimité d’une société de l’information qu’on nous présente systématiquement comme un futur soi-disant inévitable. Informaticiens et décideurs doivent ainsi réfléchir sur le genre de civilisation que leurs activités professionnelles tendent inexorablement à construire.
Deun
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(1) Ariane Verderosa, Trains de vies. Enquête sur la SNCF d’aujourd’hui, Autrement, 2004, p. 206.
(2) Si les chauffeurs étaient payés au taux horaire du SMIC, il s’ensuivrait une augmentation du prix de toutes les marchandises, produits de consommation et une hausse globale du coût de la vie en France d’environ 12%, ce qu’un gouvernement n’a été disposé à accepter ces 25 dernières années. Depuis un demi-siècle, les revendications des chauffeurs salariés concerne la prise en compte du nombre d’heures travaillées et leur taux de rémunération. Bruno Lefebvre, « Espaces professionnels et flux tendus », Actes de la recherche en sciences sociales, n°114, 1996, p. 82-83.
(3) Livre Blanc « La politique européenne des transports à l’horizon 2010 : l’heure des choix », Commission Européenne, 2001, p. 16. [http://europa.eu.int/comm/energy_transport/fr/lb_fr.html consulté le 24/05/05]
(4) Nathalie Besucco, Michèle Tallard, Christian du Tertre, Pascal Ughetto, La relation de service : un nouveau modèle de travail en tension, Rapport pour le ministère de la Recherche, Mai 2002, p. 44. [www.travail.gouv.fr/etudes/pdf/relationservice.pdf consulté le 24/04/05]
S’interdire l’informatique alors que l’informatique est la science de l’information ? L’informatique est un outil, pas une fin, ce n’est pas l’outil qui est en cause mais sa finalité... de même je suis fondamentalement contre le nucléaire mais je l’utilise ici et maintenant ! Ce qui est en cause ce n’est pas l’informatique ou le nucléaire, c’est notre mode de vie qui nécessite l’informatique et le nucléaire.
Tans que nous ne changerons pas radicalement nous serons incapables de nous émanciper de notre aveuglement.
En ce qui concerne Internet et les logiciels libres il est possible que l’adéquation de ces deux techniques permette une liberté et une diffusion de l’information fantastique le tout fondé sur un développement technologique "immatériel".
Dans un monde de sobriété et de partage n’est-ce pas une voie possible ?
Tu y vas un peu vite il me semble. L’arme nucléaire aussi n’est qu’un outil... Mais il y a différente sorte d’armes, de la même manière il y a différent outils, certains sont plus ou moins écologique que d’autres. L’informatique fait parti de ceux qui le sont le moins.
Cet article que tu viens de lire n’est pas une réaction à une "peur irrationnelle" mais justement c’est une connaissance de l’informatique et de ses effets qui nous pousse (AU moins Deun et moi) à faire une critique de l’informatique (moi aussi j’aurai pu être informaticien). Ce n’est pas une peur mais justement bien au contraire de la connaissance qui nous pousse, ainsi que la volonté de se poser des questions, plus de questions : quel autre outil plus écologique peut correspondre au besoin de "transmettre de l’information" tout en faisant l’économie d’accroître un probable controle des individus ? La recherche scientifique à du travail devant elle. Les choix techniques sont des choix politiques car ils influx sur notre vie quotidienne ils donnent un certains pouvoir à certaines personnes et ils convient de ne pas l’ignorer mais justement d’en établir la connaissance des conséquences. On établi par un risque au potentiel de chance qu’il à d’arriver ou pas mais à ces probables conséquences.
Le fait d’être technicien en informatique (et donc potentiellement acteur de ce système productiviste que vous critiquez à juste titre), n’empêche nullement d’avoir une vision d’ensemble de ce système, et donc de vous répondre ceci :
Toute cette débauche de technologie n’a qu’une seule finalité : satisfaire les pulsions égocentriques de consommateurs décérébrés, incapables de créer quoi que ce soit eux même.
Il serait donc plus judicieux d’apprendre à ces personnes à créer (que ce soit au niveau artistique, ou bricolage, ou que sais-je...). Pendant ce temps là, ils ne seraient pas dans hypermaché ou la fnac du coin. Vous pouvez aussi apprendre à programmer vous même, c’est beaucoup plus amusant que vous ne l’imaginez !
A bon entendeur...
Il serait donc plus judicieux d’apprendre à ces personnes à créer (que ce soit au niveau artistique, ou bricolage, ou que sais-je...). Pendant ce temps là, ils ne seraient pas dans hypermaché ou la fnac du coin. Vous pouvez aussi apprendre à programmer vous même, c’est beaucoup plus amusant que vous ne l’imaginez !
Impossible de mettre sur le même plan toutes les activités de création. On peut prendre plaisir dans l’acte de programmer, dans la relation à la machine. Cependant, cette activité ne permet pas de comprendre à quoi engage l’informatique dans la société et dans le travail, j’en suis convaincu. La puissance de l’informatique (à présent qu’elle est diffusée partout) devrait engager des précautions du même ordre. Le monde du "libre", pourquoi pas, pourrait réfléchir là-dessus. Il me semble toutefois qu’il en est loin pour le moment.
Comment passer d’une société qui valorise la virtuosité technique -ce qui est particulièrement fort dans l’informatique- à une société qui au contraire organiserait son auto-limitation ? Comment faire comprendre qu’en améliorant l’efficacité d’un objet technique, puis en "démocratisant" (c’est-à-dire en diffusant) cet objet, on ne "progresse" pas et qu’au contraire on ne fait que prolonger encore et encore une seule et même trajectoire technologique, en fermant d’avantage encore les possibilités d’en bifurquer ?
Voilà un beau sujet pour les acteurs de libre, non ?
Comment passer d’une société qui valorise la virtuosité technique -ce qui est particulièrement fort dans l’informatique- à une société qui au contraire organiserait son auto-limitation ?
Cette "auto limitation" de la part des informaticiens me paraît bien difficile... qui hésiterait valoriser ses compétences compromettrait ses chances de réussite dans une société.
Les informaticiens sont un peu comme ces batisseurs de cathédrales qui se targuaient de pouvoir construire des édifices de plusieurs centaines de mètres de haut, ou ces chirugiens du XIXe siècle pouvant amputer un membre en trente secondes à la scie. Ceux là étaient-ils capables de s’auto limiter ?
L’ ère de l’informatique est bel et bien commencée...
Je trouve l’article très interressant dans sa condamnation de l’utilisation abusive des technologies, et de la façon dont les technologies ne soulagent absolument pas le travail humain, comme on nous l’avait promis.
Mais je trouve que vous minimalisez terriblement l’action des acteurs du « libre ». A lire cet article, on croirait presque que les actions qui sont menées n’ont aucun intérêt. Le débat dans lequel ils se sont lancés n’a effectivement rien à voir avec la décroissance. Mais ce n’est pas une raison pour dénigrer leur travail.
Différentes initiatives peuvent avoir des buts différents et pourtant tous louables. Elles ont déjà assez de difficultés comme ça. Pas besoin qu’en plus elles se mettent mutuellement des bâtons dans leurs roues.
je decouvre aujourd’hui la mouvance de la "decroissance". Je pense qu’elle correspond à un mouvement prévisible auquel elle veut répondre avec créativité et ... responsabilité. OK !
Mais, comme dit l’auteur de cette remarque, le service rendu par ceux qui oeuvrent pour les logiciels libres, ne peut être "invalidé" parce qu’il admet comme presupposé l’utilité de l’informatique- industrielle ou communicationnelle. Cette utilité est imense et a trop d’effets positifs dans la pensée pour être refusée. Comment aurais-je pu entendre parler de "decroissance" cet après-midi et vous rencontrer sur plusieurs sites ce soir sans le web ?
Peersonnellement je m’inquiète beaucoup avec les "super-serveurs" passerelles mondiales des transits web localisés en 3 pays et sous tutelle des seigneurs de la guerre !
En regardant le tableau comparatif entre "decroissance" et "developpement durable" je ne peux adhérer à toutes les propositions également !
Votre mouvement invite les gens à "changer de mentalité" et de "comportement" mais il n’empêchera pas de mener combat contre les risques des abus, ou concentration excessive, de pouvoir.
Il y aurait beaucoup plus à dire mais... j’essayerai d’aller dans des lieux de discussion "près de chez moi".
Si je comprends bien ce que dit Deun, c’est qu’une informatique quasi ou totalement "libre" ne serait pas fondamentalement différente de celle que nous connaissons actuellement, en regard du problème exposé. Pis, les débats qui ont lieu entre le libre et le propriétaire ne font que renforcer le-dit problème, car l’objectif implicite de la lutte entre les deux parties consiste en l’optimisation de l’efficacité dénoncée dans l’article. Chaque partie considère ainsi qu’elle est la plus à même d’arriver à cet objectif. Ce consensus n’apparaît pas explicitement dans les débats, il n’est jamais remis en cause, car il n’est souvent même pas pensé. La question sociale de l’informatisation est de fait éludée, alors que cela pourrait — devrait être le cheval de bataille du monde du libre.
Cela n’empêche bien évidemment pas les acteurs/actrices du libre d’œuvrer pour des causes justes, mais probablement contre-productives tant que les questions de fond ne seront pas soulevées et placées au coeur des réflexions.
La situation problématique décrite est une surconsommation de produits non-durables et souvent peu utiles, la génération de pollution par la production et les transports, les effets de fragilisation du à la recherche du bénéfice maximum. La technique mise en cause est l’utilisation de l’information pour la création, la production et le transport des produits. La mise en cause de la technique s’étend à ses utilisations libres dans tous les autres domaines et jusque dans l’enseignement... Je pense qu’il est facile, mais improductif, de s’attaquer au moyen plutôt qu’à la cause. On pourrait avec plus de raison s’attaquer au transport de marchandise par camion sur de grandes distances car sans camions, même avec l’informatique, pas de just-in-time, pas de logistique.
Je pense que le système de consommation est critiquable, je pense souhaitable de revenir à une simplicité volontaire qui nous permette de retrouver du sens à la vie locale et les plaisirs de la rencontre des autres, du partage, de la satisfaction de nos propres besoins. Je pense également que l’informatique libre va dans ce sens. Elle permet de se réappproprier une technologie et de choisir les usages qui nous intéressent. Elle permet de relocaliser les activités car seul le service local est payé et non des licences qui enrichissent les acteurs dominants du marché. Enfin l’apprentissage des ces techniques permet de faire de meilleurs choix et d’utiliser le même matériel plus longtemps évitant par là la course à la nouveauté que nous imposent les producteurs dominants de logiciels.
Je soutiens la recherche de l’autonomie par l’apprentissage même pour l’informatique. J’invite les personnes intéressées à prendre contact avec les groupes locaux d’utilisateurs de logiciels libres et à se rendre compte que nous accuser de servir les multinationales et le système consummériste est ridicule.
Bonnes lectures : )